« Elle avait une sœur, Marie, qui s’étant assise aux pieds de Jésus, écoutait sa parole ». Luc 10 39
La saison chaude approche, et en dehors des épisodes caniculaires qui se multiplient, nous aimons ce retour à la douceur après le froid de l’hiver. Quoi de mieux qu’un temps de « lézardage » sur le bord de la piscine ou de la plage, lorsque la douceur du soleil nous enveloppe et que le temps semble suspendre son rythme effréné. Nous sommes en sécurité dans un lieu familier, sans pression et nous pouvons savourer la paix que cela nous procure. Il en est de même pour Marie qui, assise aux pieds de Jésus, se laisse envelopper par la voix de Christ. Elle est en sécurité dans cette précieuse place, et elle se nourrit de l’enseignement de Jésus.
Marc 14. 37 « Et Il vint vers les disciples qu’il trouva endormis » 40 « Il revint et les trouva encore endormis »
Quel contraste ! Les disciples sont fatigués. Ils viennent de fêter Pâque, la délivrance de l’esclavage, la sortie du pays d’Égypte. Mais cette fête a eu un goût inhabituel, un goût d’angoisse et de tristesse.
Depuis trois ans Jésus est leur leader, Celui qui touche les malades et les guérit, mais depuis quelques jours, Jésus leur annonce sa mort prochaine (Matth.26.1) « Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours et que le Fils de l’homme sera livré pour être crucifié » Matth. 26 .12 « en répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture ».
Le soir même de la Pâque, Jésus a pris du pain et du vin qu’Il leur a partagés en les associant à l’image de son corps et de son sang offerts pour le prix du péché de l’humanité. Jésus annonce qu’Il est celui qui va par sa mort, remplacer une fois pour toutes l’agneau qui était offert chaque année pour le pardon des péchés.
C’en est trop pour les disciples qui sont face à une situation qui les dépasse, les submerge. Jésus leur partage des éléments qu’ils ne comprendront qu’après sa mort, et surtout à la résurrection, lorsque le Jésus victime, lié, frappé et humilié fera place au Jésus Seigneur, là, réellement vivant devant eux.
Gethsémané où nous voyons Jésus et ses disciples la nuit de la Pâque, c’est le lieu où le Christ doit vivre le don de sa vie, seul. Jésus vit là, la signification du jardin où Il a mené les disciples : « pressoir à huile ». Comme l’olive est brisée, pressée pour en extraire l’huile, l’humanité de Jésus est brisée, pressée jusqu’à l’abandon total entre les mains de Dieu son Père : « Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi. Toutefois, non pas ce que « je » veux, mais ce que « Tu » veux. »
A l’heure où Jésus s’apprête à quitter son humanité pour retrouver sa divinité pleine et entière, les disciples, eux, vivent les limites de leur humanité. Au lieu de prier avec Jésus, ils sombrent dans un sommeil douloureux : « endormis de tristesse » nous dit Luc 22.45.
Mais, pouvons-nous revenir à ce doux temps vécu par Marie de Béthanie ? Les disciples pouvaient-ils revenir en arrière, vers ces moments où Jésus exprimait toute la puissance de guérison et de libération qui touchait les foules ?
Sur la Croix Jésus a prononcé des paroles incroyables, un cri de victoire au milieu de l’horreur et de la souffrance : « TOUT EST ACCOMPLI ! » De sa conception dans le sein de Marie, à sa mort terrible sur la Croix, Jésus a toujours été maître de la situation. Il fallait qu’Il vive ces choses et la mort, pour que dans sa résurrection nous ayons la vie.
Alors, peut-être êtes-vous dans une saison comme celle de Marie de Béthanie, avec du temps pour prier et lire la Bible, vous régaler de la présence de Jésus à vos côtés : « Et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » Matthieu 28. 20?
Mais peut-être êtes-vous dans des temps de stress comme les disciples, submergés par une foule de « pourquoi » ? Celui qui s’est donné sur la Croix pour vous, vous appelle à venir à Lui. « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » Matthieu 11.28. Vous tous dit-Il, car il ne fait pas de différence entre vous et les autres, qui que vous soyez, quoi que vous ayez fait…







